Le Patrimoine Mondial Culturel

1. La Convention du Patrimoine Mondial

La Convention définit le genre de sites naturels ou culturels dont on peut considérer l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial. Elle fixe les devoirs des Etats parties dans l’identification de sites potentiels, ainsi que leur rôle dans la protection et la préservation des sites. En signant la Convention, chaque pays s’engage non seulement à assurer la bonne conservation des sites du patrimoine mondial qui se trouvent sur son territoire, mais aussi à protéger son patrimoine national. L’Algérie a ratifié la convention le 24 juin 1974 et elle a honoré plusieurs mandats au sein du Comité du patrimoine mondial : 1978-1980 ; 1983-1989.

 

2. Les biens culturels inscrits sur la Liste du Patrimoine Mondial Culturel

L’Algérie a 7 sites inscrits au Patrimoine mondial culturel : 

La Casbah d’Alger (1992)

Situé sur la côte méditerranéenne, le site fut habité au moins dès le VIe siècle avant notre ère quand un comptoir phénicien y fut installé. Le terme Casbah, qui désignait à l'origine le point culminant de la médina de l'époque ziride, s'applique aujourd'hui à l'ensemble de la vielle ville d'El Djazair, dans les limites marquées par les remparts d'époque ottomane édifiés dés la fin du XVIe siècle (Unesco, photo  Hana Aouak)

Djemila (1982)

 

 

Le site de Djémila est situé à 50 km au nord-est de la ville de Sétif. Connu sous son nom antique Cuicul, le site de Djémila est un établissement d'une ancienne colonie romaine fondée sous le règne de Nerva (96-98 de notre ère). La ville romaine occupait un site défensif remarquable. Cuicul est l'un des fleurons de l'architecture romaine en Afrique du Nord. S'étant remarquablement pliée aux contraintes du site montagneux, un éperon rocheux qui s'étire, à 900 m d'altitude, entre l'oued Guergour et l'oued Betame, deux torrents montagnards, la ville possédait son propre sénat et son forum (UNESCO, Photo Yvon Frunau) 

 

La Kalâa des Béni Hammad (1980)

 

C’est un site archéologique remarquable qui se situe à 36 km au nord-est de la ville de M'Sila. Cet ensemble, constitué de ruines préservées à 1 000 m d'altitude, est situé dans un site de montagnes d'une saisissante beauté sur le flanc sud du Djebel Maâdid. La Kalâa des Béni Hammad a été fondée au début du XIe siècle par Hammad, fils de Bouloughine (fondateur d'Alger), et abandonnée en 1090 sous la menace de l'invasion hilalienne. (UNESCO, Photo Yvon Frunau).

Timgad (1982)

 

 

Sur le versant nord des Aurès, Timgad fut créée ex nihilo, en 100 apr. J.-C., par l’empereur Trajan comme colonie militaire. Avec son enceinte carrée et son plan orthogonal commandé par le cardo et le decumanus, les deux voies perpendiculaires qui traversaient la ville, c’est un exemple parfait d’urbanisme romain (UNESCO).

 

Tipasa (1982)

 

Le site est  situé à 70 km à l'ouest d'Alger. C'est un bien en série composé de trois sites : deux parcs archéologiques localisés à proximité de l'agglomération urbaine actuelle et le Mausolée royal de Maurétanie, sis sur le plateau du Sahel occidental d'Alger à 11 km au sud-est de Tipasa.

 

Le site archéologique de Tipasa regroupe l'un des plus extraordinaires complexes archéologiques du Maghreb, et peut être le plus significatif pour l'étude des contacts entre les civilisations indigènes et les différentes vagues de colonisation du VIe siècle avant J.-C. au VIe siècle de notre ère (UNESCO, Photo Hana Aouak).

 

La vallée du M'Zab (1982)

 

Le paysage de la vallée du M’Zab, créé au Xe siècle par les Ibadites autour de leurs cinq ksour, ou villages fortifiés, semble être resté intact. Simple, fonctionnelle et parfaitement adaptée à l’environnement, l’architecture du M’Zab a été conçue pour la vie en communauté, tout en respectant les structures familiales (UNESCO : Photo Francis Tack). 

 Le Tassili N'Ajjer (1982)

 

 Site mixte aussi bien culturel que naturel, paysage lunaire de grand intérêt géologique, il abrite l’un des plus importants ensembles d’art rupestre préhistorique du monde. Plus de 15 000 dessins et gravures permettent d’y suivre, depuis 6000 av. J.-C. jusqu’aux premiers siècles de notre ère, les changements du climat, les migrations de la faune et l’évolution de la vie humaine aux confins du Sahara. Le panorama de formations géologiques présente un intérêt exceptionnel avec ses « forêts de rochers » de grès érodé (UNESCO).

 

 

3 Les biens culturels soumis à la Liste indicative 

  1. Les oasis à foggaras et les ksour du Grand Erg Occidental (2002)
  2. Sites, lieux et itinéraires augustiniens du Maghreb central (2002)
  3. Nedroma et les Trara (2002)
  4. Oued souf (2002)
  5. Les Mausolées Royaux de Numidie, de la Maurétanie et les monuments funéraires pré-islamiques (2002)

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