Le patrimoine culturel immatériel

1. La Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel

Les traditions, les expressions orales, les arts des spectacles, les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel, les pratiques sociales, rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers sont les éléments qui sont inscrits sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

 

Le patrimoine culturel immatériel est transmis de génération en génération et procure un sentiment d’identité et de continuité contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine.

La convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a été adoptée par les Etats membres de l’UNESCO lors de la 32ème session de la Conférence générale de l’UNESCO, réunie à Paris le dix-sept octobre 2013. Cette convention a un rôle de rapprochement, d’échange et de compréhension entre les êtres.

2. Le Centre de catégorie 2 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en Afrique.

Un projet d’Accord entre l’UNESCO et l’Algérie relatif à la création et au fonctionnement d’un Centre régional pour la sauvegarde du patrimoine culturel en Afrique, suite à une demande de l’Algérie adressée à l’UNESCO, a été établi, validé par les services de l’UNESCO, et sera présenté lors de la 192ème session du Conseil Exécutif de l’UNESCO.

            Le centre a pour objectif de contribuer à la réalisation des objectifs stratégiques et à l’obtention des résultats escomptés du programme de l’UNESCO par rapport aux axes prioritaires dans le domaine de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel dans la région.

 

3.  Eléments  sur les listes du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

 

L’Ahellil est un genre poétique et musical emblématique des Zénètes du Gourara, pratiqué lors de cérémonies collectives. Cette région du sud-ouest algérien compte une centaine d’oasis peuplée de plus de 50 000 habitants d’origine berbère, arabe et soudanaise. L’Ahellil, localisé dans la partie berbérophone du Gourara, est régulièrement exécuté lors de fêtes religieuses et de pèlerinages, mais aussi à l’occasion de réjouissances profanes telles que mariages et foires locales. Étroitement lié au mode de vie des Zénètes et à l’agriculture oasienne, l’Ahellil symbolise la cohésion de la communauté dans un environnement difficile et véhicule les valeurs et l’histoire des Zénètes dans une langue aujourd’hui menacée de disparition(UNESCO)

Les rites et les savoir-faire artisanaux associés à la tradition du costume nuptial de Tlemcen, inscrits en 2012 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Les jeunes filles de Tlemcen sont initiées à la tradition du costume dès le plus jeune âge. L’artisanat que représente la confection du précieux costume nuptial se transmet de génération en génération. Le rite symbolise l’alliance entre les familles et la continuité entre les générations, alors que l’artisanat joue un rôle majeur dans la perpétuation de la créativité et l’identité de la communauté de Tlemcen (UNESCO, photo Belkaid).

 

 

Le pèlerinage annuel au mausolée de Sidi ‘Abd el-Qader Ben Mohammed dit «Sidi Cheikh» Inscrit en 2013 Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité 

Chaque année, les communautés soufies nomades et sédentaires effectuent un pèlerinage au mausolée du mystique musulman Sidi ‘Abd el-Qader Ben Mohammed dit « Sidi Cheikh », enterré à El Abiodh Sidi Cheikh. À partir du dernier jeudi de juin, trois jours de rituels religieux et de manifestations profanes festives rendent hommage au fondateur de la confrérie. Le pèlerinage renouvelle les liens et les alliances au sein de la confrérie soufie et assure la paix et la stabilité entre les communautés. (UNESCO, photo CNRPAH)

 

Les pratiques et savoirs liés à l’imzad des communautés touarègues de l’Algérie, du Mali et du Niger, inscrites en 2013 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité Pays : Algérie, Mali, Niger

La musique de l’imzad, caractéristique des populations touarègues, est jouée par les femmes avec un instrument à corde unique frottée, également connu sous le nom d’imzad. La musicienne place l’instrument sur ses genoux et joue en position assise au moyen d’un archet en bois arqué. Alliant musique et poésie, la musique de l’imzad est fréquemment jouée lors des cérémonies dans les campements touarègues (UNESCO. Photo Dida)

 

 

 

 

           

 

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